Financer un achat sur la Costa Brava par un prêt est tout à fait possible, mais le cadre est différent de la France. Mieux vaut connaître les règles du jeu avant de construire son budget.
Ce que proposent les banques espagnoles
Pour un non-résident fiscal, les banques espagnoles financent généralement 60 à 70 % du prix d’achat ou de la valeur d’expertise si elle est inférieure. Les durées vont couramment jusqu’à 20 ou 25 ans, avec des taux fixes ou variables indexés sur l’Euribor. Le dossier repose sur vos revenus français : bulletins de salaire, avis d’imposition, relevés bancaires, le tout parfois traduit.
Le vrai chiffre à retenir : la trésorerie nécessaire
Avec 65 % de financement, il vous faut apporter 35 % du prix, plus 12 à 14 % de frais d’achat, plus les frais du prêt lui-même. Au total, prévoyez environ 45 à 50 % du prix du bien en fonds propres. C’est le point qui surprend le plus les acheteurs habitués aux financements français à 90 ou 100 %.
L’alternative : financer en France
Beaucoup de nos clients préfèrent mobiliser leur patrimoine français : crédit hypothécaire adossé à leur résidence principale, avance sur contrat d’assurance-vie, prêt patrimonial. Avantages : un seul interlocuteur bancaire dans votre langue, souvent de meilleures conditions, et surtout la position d’acheteur comptant en Espagne, redoutablement efficace en négociation.
Le calendrier
Un prêt espagnol ajoute facilement quatre à huit semaines au parcours : expertise du bien, offre ferme (FEIN), délai légal de réflexion. Le contrat d’arras doit impérativement prévoir une condition liée à l’obtention du financement.
Notre conseil : faites valider votre capacité de financement, côté français ou espagnol, avant de visiter. Un acheteur au financement sécurisé négocie deux fois mieux.
