Oui. En Espagne, le vendeur d’un logement doit disposer d’un certificat de performance énergétique (certificado de eficiencia energética) et le remettre à l’acheteur. C’est l’équivalent du DPE français, avec quelques particularités utiles à connaître.
Ce que contient le certificat
Établi par un technicien habilité, il classe le logement de A à G selon sa consommation d’énergie et ses émissions de CO₂, et propose des recommandations d’amélioration. En Catalogne, il doit être enregistré auprès de l’organisme régional de l’énergie (ICAEN), qui délivre l’étiquette officielle. Sa validité est en général de dix ans.
Quand intervient-il ?
- Dès la mise en vente : la classe énergétique doit figurer dans les annonces.
- À la signature : le notaire demande le certificat, ou constate son absence dans l’acte.
- Pour la location aussi : un bien loué doit en disposer.
Ce qu’il vous apprend, au-delà de l’obligation
Sur la Costa Brava, beaucoup de maisons des années 1970 à 1990 sont classées E, F ou G : peu d’isolation, simple vitrage, chauffage électrique. Ce n’est pas rédhibitoire, mais cela annonce des factures plus élevées en hiver et, souvent, des travaux. Nous lisons le certificat avec vous pour en tirer une estimation réaliste, et un argument de négociation si nécessaire. Ces travaux se chiffrent avec le reste, comme expliqué dans notre article neuf ou ancien.
À ne pas confondre avec la cédula d’habitabilité
Le certificat énergétique mesure la performance du logement ; la cédula d’habitabilité atteste qu’il remplit les conditions minimales pour être habité. Ce sont deux documents différents, tous deux à réclamer au vendeur.
Une mauvaise étiquette ne doit pas faire fuir. Elle doit faire calculer.
